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La certification PCM pour formateurs, la story de la deuxième session, promo 82 par Laetitia C.

Cyril Collignon

Publié par

Cyril Collignon

24.12.2019

Formation « Process Communication Model, enseigner le modèle

Story de la promo n° 82, Acte 2

Joyeux Noël

À Paris, entre Black Friday, Block Thursday et soirées open bar, le come-back de la promo 82 pour sa 2e session de formation « Process Communication Model, enseigner le modèle ».

Gérard & Delphine, un air de famille

Après la bonhomie flamboyante de Jérôme-Djay, une semaine en mode cocon de bienveillance avec la rencontre de Gérard Collignon, figure iconique et débonnaire du modèle en France, et de Delphine Viel, jeune master trainer bien rodée, portant le modèle ancré dans ses gènes. D’exercices en anecdotes croustillantes, de fous rires en séances plus studieuses, on accueille les bras grands ouverts « l’offre » de ce binôme intergénérationnel inédit, débordant de complicité.
Et on ne résiste pas à la tentation d’imaginer Delphine, enfant, se faire davantage houspiller par Gérard pour avoir marmonné des onomatopées truffées de mythes et de drivers que les gros mots rituels de l’âge tendre… Chacun son histoire ;-)

Une semaine Orange mécanique

La nôtre se poursuit sur une note plus intimiste, la complicité des uns a gagné le champ relationnel des autres. Et avec une dominante de type empathique marquée chez nos masters trainer, la contagion des sentiments positifs fait des ricochets et colore nos interactions d’une bonne dose de chaleur humaine et d’humour protecteurs. Un microclimat idéal pour « câliner nos bases » et combler nos « désirs puissants » de phase. Et quand la nature revient au galop, on assiste ébaudis à quelques « lâchés de base » mémorables.

Petits rituels entre amis

Eh oui. Au-delà du langage perceptuel propre à chaque type de personnalité, la découverte du modèle, c’est aussi l’apprentissage d’une langue codée des plus imagées : « s’entraîner à faire ses gammes », « allumer la lumière à tous les étages », « partir en croisade », ou encore, « se gratter » sans complexe, lorsque mythes et drivers chatouillent insidieusement nos oreilles. N’en déplaise à Freud, pour une communication interpersonnelle positive et efficace, le « ça », c’est plus vraiment ça… La chasse aux mythes est ouverte.

Le Dictionnaire amoureux de la PCM

Au fil de l’eau et de la semaine, notre dictionnaire des expressions et locutions empruntées au modèle et à l’imaginaire du groupe ne cesse de s’enrichir de nouvelles trouvailles… Comblés de « permissions », libérés de la stricte bienséance, nous nous amusons à « échanger en privé avec notre voisin de palier », « inviter l’autre à nous rendre visite au rez-de-chaussée de notre immeuble » et, à la faveur des inclinations de chacun, à nous câliner la base… ». Sans oublier de « décoller ses timbres », en guise de rituel du matin qui, accompagné d’un bon café, permet de « s’affranchir » des émotions négatives, de se faire du bien, puis d’aborder la journée le cœur léger et l’esprit affable.

After

Rien d’étonnant à ce que nos retrouvailles ressemblent à celles de vieux potes, ravis de passer de bons moments ensemble, y compris, en off, des soirées arrosées pour « processcommuniquer » à tous les étages en prenant l’apéro. En témoigne le très spontané : « Oh dommage ! Ça gratte un peu mes besoins sensoriels là… », quand on apprend que notre cuvée préférée est en rupture de stock. En témoigne aussi le regard interloqué du serveur, qui, amusé, semble tout de même accepter cette « offre » un brin farfelue... Si détente et franches rigolades étaient de la partie, force est de constater que la bonne entente n’opère pas qu’en surface. L’exploration des comportements sous stress, au programme de cette deuxième session, n’y est pas étrangère.

Revue de stress de la semaine

Si l’on se connaît depuis peu, on se reconnaît de mieux en mieux dans nos différences, nos agissements et, plus finement aussi, dans nos drivers ou premiers degrés de stress. Une reconnaissance en conscience qui induit plus de tolérance, de respect mutuel et de cohésion dans le groupe. Car les différences, tout le monde sait cela. Tout le monde en fait le constat et l’expérience au quotidien. A fortiori dans les situations où incompréhensions, stratégies de survie malhabiles et autres conflits menacent de briser le lien, de ronger les fondations mêmes de la relation. C’est là où la force motrice du modèle, son socle clinique et thérapeutique décrit par Taïbi Kahler, révèle toute sa puissance…

Quand la mécommunication s’installe, la cave se rebiffe

Masques, drivers, mythes, croyances enracinées, émotions de substitution, changements de phase, besoins psychologiques à assouvir, questions existentielles, mini-scénarios de vie et éternel retour de problématiques non résolues… Au fur et à mesure de notre progression dans les arcanes du modèle, nous apprenons à observer et à décrypter avec acuité les indicateurs de stress. Avec ses portes d’entrée, ses degrés progressifs, ses spirales de l’échec pouvant mener jusqu’à la « cave » et à l’état de rupture, de désespoir… En contrepoint, le modèle nous donne les clés pour en déjouer habilement les pièges, remonter la pente et les étages de nos immeubles, puis refaire surface dans une situation de vie positive, dans les espaces de l’entre-soi, de l’entre-deux et de « l’entre-autres ».

Pour le pire et pour le meilleur

En cela, notre soirée théâtre, prévue depuis un temps, arrive à poings nommés pour nous employer, et nous amuser, à faire tomber les masques. Grâce aux conseils de Djay et d’une critique dithyrambique, ce sera la pièce Art, de Yasmina Reza. Nous voilà face à trois quinquas, unis par les liens de l’amitié depuis longue date. L’acquisition, par l’un, d’un tableau monochrome blanc hors de prix, jugée de révoltante par l’autre, vient jeter un trouble dans leur relation. Et placer tour à tour le trio en situation de conflit et de sécrétion de cortisol à l’intensité crescendo, avec son bal de drivers, de masques attaquants ou victimaires, de lâchés de bases et départs en croisade hilarants. Et de tirades jubilatoires. Tandis que les trois comédiens – Charles Berling (Marc), Jean-Pierre Darroussin (Yvan) et Alain Fromager (Serge) – exultent et crèvent littéralement la scène, nous sommes ce soir-là une bonne dizaine de la promo présents au théâtre Antoine, à avoir chaussé, tout naturellement, nos lunettes 3D…

Art à l’épreuve de la PCM

Une façon réflexe d’aiguiser nos perceptions et de voir, dans cet immense jeu d’acteurs, l’expression éloquente de certains types de personnalités, leurs masques et comportements drivers associés. Après une séance de débriefing avec Gérard et Delphine sur les combinaisons bases/phases présumées de nos trois comédiens (profilage unanime et réussi !), nous sommes stupéfaits de constater à quel point, quand la rupture du lien menace les trois amis, leurs dérapages incontrôlés font écho au spectre des comportements sous stress décrits par le modèle.

À consommer sans modération

« À une époque où tout se radicalise – la bêtise, la ruse, la haine, l’égo, le politiquement correct et même les discours humanitaires –, la bienveillance peut apparaître comme une valeur obsolète, ringarde, inadaptée. Je pense qu’elle est au contraire la seule réponse thérapeutique à la crise morale que traversent nos sociétés. Une réponse qui, à défaut de changer le monde du jour au lendemain, lui redonne des couleurs, et compense les déceptions qu’il nous inflige, tout en renforçant ce système immunitaire assez paradoxal qui s’appelle l’empathie. D’où l’urgence de radicaliser la bienveillance. Je veux dire par là : pratiquer cet état d’esprit sans peur, sans honte, sans modération et sans nuances. »

Tirés du dernier livre de Didier Van Cauwelaert, La Bienveillance est une arme absolue, ces quelques mots éclairés et gorgés de bon sens pourraient aisément figurer dans la préface d’un nouvel ouvrage dédié à la Process Communication Model. Et résumer aussi admirablement les effets retours de cette deuxième session de formation...